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Benjamin Franklin à la recherche d'un monde meilleur
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Exposition présentée aux Archives départementales de l'Indre


du 29 juin au 30 août 2007




Exposition itinérante conçue par le Comité Franklin,
réalisée avec le soutien de l'Association France-Etats-Unis
  enrichie de documents originaux 

AFFICHE_FRANKLIN.jpg
Conférence :

Par

Laurence Chatel de Brancion

docteur en histoire, présidente du Comité Franklin


le vendredi 6 juillet à 18 h


aux Archives départementales de l'Indre






FRANKLIN_185.jpg

Né en 1706 il y a trois siècles, à Boston, alors la plus grande ville des colonies anglaises d'Amérique, Benjamin Franklin est le symbole de l'accomplissement personnel par l'effort.

Simple ouvrier imprimeur, il achète une imprimerie, publie un journal et un almanach, décroche des marchés officiels. La diffusion et la prospérité de ses publications sont assurées quand il obtient le monopole de la poste de Pennsylvanie (1737), puis celui de toutes les colonies anglaises d'Amérique (1752).

Agrandir l'image ici


FRANKLIN_3_135.jpg L'homme des Lumières


Protestant éloigné de tout mysticisme, Franklin cherche à parvenir à la perfection morale et à améliorer l'humanité, dans la lignée des philosophes ses contemporains. Il adhèrera à la franc-maçonnerie. Il développe ses connaissances dans tous les domaines, langues étrangères, sciences : il s'intéresse aux phénomènes électriques et réalise des expériences spectaculaires en " capturant " l'électricité de l'éclair au moyen d'un cerf-volant à armature métallique. Son esprit pratique s'adonne à toutes sortes d'inventions : un poêle, un fourneau, un type de cheminée.

Amateur de musique, il perfectionne l'harmonica de verre ; pour le confort de sa vue, il conçoit des lunettes à double foyer.

Ayant fait fortune et décidé à se consacrer au bien public, il est à l'origine de l'Académie de Pennsylvanie (école supérieure) devenue université, d'un hôpital, d'une bibliothèque. Ses concitoyens l'élisent député en 1752.


franklinX1010.jpg Son action politique


Ses vues politiques sont pragmatiques: développer les colonies américaines, résister aux attaques des Français du Canada et de leurs alliés indiens. Il organise la réquisition des chariots, la levée d'une milice, l'approvisionnement des troupes. Louis XV, vaincu en Amérique et en Europe, doit abandonner le Canada et la Louisiane (1763). Mais la guerre a coûté cher à l'Angleterre, dont le Parlement vote de nouveaux impôts sur les colons : ceux-ci ne sont pas représentés, en violation du droit fondamental garanti depuis la Grande Charte anglaise.

Envoyé en Angleterre, Franklin n'obtient pas la reconnaissance de ces droits, le gouvernement britannique réprimant brutalement la résistance aux nouvelles taxes.

De retour en Amérique, Franklin encourage l'union des 13 colonies : un comité de cinq membres dont il fait partie rédige une Déclaration d'Indépendance, adoptée le 4 juillet 1776 par le Congrès.

Ce jour deviendra la fête nationale américaine (" Independance Day ").


franklinX1002.jpg Les contacts avec la France


Pour résister à l'armée anglaise, Franklin est envoyé en France et se rend à Paris, où il est l'hôte de Jacques Donatien Leray, riche commerçant châtelain de Chaumont. Il noue des liens d'amitié avec les milieux intellectuels éclairés, tels l'écrivain Beaumarchais ou le jeune noble libéral La Fayette.

Il se présente avec une simplicité, qui choque d'abord, puis conquiert les Parisiens raffinés : " Très simplement vêtu, arborant mes maigres cheveux raides et gris qui pointent sous ma coiffure habituelle, un joli bonnet de fourrure  qui descend jusque sur mes lunettes.

Jugez quel effet cela fait parmi les têtes poudrées de Paris !". Il convainc Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, d'aider les Insurgents américains, d'abord secrètement par la fourniture d'armes, organisée par Beaumarchais, puis par un traité d'alliance (1778) : la France reconnaît les colonies anglaises d'Amérique comme une nation. Un corps expéditionnaire, dirigé par Rochambeau, rejoint l'armée dirigée par Washington et les volontaires français comme La Fayette, tandis que la flotte française s'engage dans le combat. La victoire de Yorktown (1781) aboutit à la paix, signée en 1783.

Franklin retourne en Amérique en 1785  et meurt en 1790.