L'esquisse d'un
portrait de l'Indre s'impose donc naturellement. Quelle meilleure
peinture que celle de George Sand qui donne à l'Indre, du fait "des teintes vigoureuses et sombres de sa végétation" (1832, Valentine), le doux nom de Vallée Noire. Dans son autobiographie, Histoire de ma vie, l'évocation de l'Indre en hiver se fait encore plus poétique : "Les
grandes plaines fromentales se couvrent de ces tapis courts et frais
sur lesquels l'horizon, jette de grandes flammes d'émeraude. Les prés
se revêtent de mousses magnifiques, luxe tout gratuit de l'hiver. Le
lierre, ce pampre inutile mais somptueux, se marbre de tons écarlates
et d'or. La primevère, la violette et la rose de Bengale rient sous la
neige."
Deux cents ans après la disparition de la romancière, l'Indre garde
tout de son charme par un subtil mélange de tradition et de modernité.
George Sand serait sans doute heureuse de savoir que la nature qu'elle
a tant chérie n'a pas été sacrifiée au progrès. Sa Vallée Noire est
toujours aussi verdoyante et poétique.
Faute
de pouvoir rivaliser avec le talent de George Sand, notre présentation
contemporaine de l'Indre va perdre de son lyrisme et gagner en
actualités :