1871-1890 : enfance et jeunesse en Berry
7 oct. 1871 :Ernest Nivet naît à Levroux (Indre), au Gourd, dans une humble famille
de journaliers où il vit en contact étroit avec la nature.
1881 :en raison des difficultés d'emploi dans les fermes, la famille Nivet,
qui compte cinq garçons, s'installe à Châteauroux ; lors de son
arrivée, le petit Ernest aperçoit, Rue Porte-Neuve, une pietà dans une niche, qui détermine sa vocation (cette statue se trouve actuellement dans l'église Notre-Dame).
1884 :il entre en apprentissage chez un tailleurs de pierres et suit les
cours de dessin à l'Ecole municipale des Beaux-Arts, où il rencontre Bernard Naudin, futur artiste de talent.
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1887-1890 : premières oeuvres.
1889 : buste de vieille femme (musée).
1890 : buste de son père (musée), buste de son ami Bernard Naudin (collection privée). Médaillons de sa fiancée Marie Vincent et d'un jeune voisin (collection privée).
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1891-1895 : Paris
24 juin 1891 : Ernest Nivet, sur la recommandation de son professeur de dessin, Jean-Baptiste Bourda, entre dans l'atelier de Falguière à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, grâce à une bourse octroyée par la ville de Châteauroux et par le Conseil Général.
17 déc. 1891 : Rodin, à qui un amateur d'art, Georges Lenseigne, a montré des photos de la Tricoteuse, accepte le jeune homme dans son atelier au Dépôt des Marbres, 182 Rue de l'Université, comme praticien. Là, Ernest Nivet se lie d'amitié avec François Pompon et Camille Claudel qui, en juin 1895, fera don de Sakountala au musée de Châteauroux.
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1895-1948 : retour et installation définitive en Berry
Le retour
Mai 1895 :
bien que Rodin lui ait renouvelé son contrat de praticien pour cinq
ans, Nivet, las de la vie parisienne, désireux surtout de travailler
enfin pour lui, rentre définitivement à Châteauroux où il s'établit
dans le quartier Saint-Denis.
Des années difficiles
1896 :
il épouse son amie d'enfance, marie Vincent, dont il aura deux filles,
Odette et Solange, et vit un existence très précaire. Il obtient le
cours de modelage à l'Ecole de dessin de Châteauroux, grâce auquel il
peut subsister avec sa famille. Par la suite, il enseignera aussi à
l'Ecole Léon XIII.
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1897 : première exposition au Salon des Artistes français à Paris : il y participera régulièrement jusqu'en 1947.
1899 : exécution du monument aux morts de Buzançais , (Indre) inauguré en 1900.
1903-1904 : construction de son atelier Rue Fontaine-Saint-Germain.
1909 : un voyage en Italie lui permet d'admirer les oeuvres de Michel-Ange qu'il vénère particulièrement.
1911 : monument aux morts d'Issoudun, (Indre)
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La guerre 1914-1918
1915-1916 : il est envoyé au front.
1917 : décès à quelques mois d'intervalle de son père et de son épouse.
La reconnaissance de son talent
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1920 : il exécute le monument aux morts de Levroux, (Indre). Il se remarie avec Louise Chauvignon dont il a une fille, Elisabeth.
1923 : il obtient la médaille d'or au Salon des Artistes français pour la paysanne du monument aux morts de La Châtre, (Indre).
Une
riche américaine,miss Skinner, lui en commande une réplique pour le
villa d'Hattonchâtel (Meuse) dont elle est la bienfaitrice. Ce monument
sera inauguré par Poincaré.
La même année, il réalise le monument aux morts d'Eguzon (Indre).
1924 : il obtient la Légion d'honneur.
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1937 : il reçoit le Grand Prix International de Sculpture Berrichonne en prière de la tombe de Michel Guillemont. Médaillon en bronze de Raoul, prince de Déols, apposé sur le mur d'enceinte du Château Raoul.
1938 : buste en bronze de Gabriel Nigond, installé dans le jardin public de Châteauroux.
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La guerre 1939-1945 et la fin de sa vie
1943 : buste d'Ida Brandt peintre suisse, amie de Nivet (collection privée)
1945-1948 : maquette de la Déportation (en dépôt au musée de Châteauroux)
1946 : buste de Joseph Patureau-Mirand, médaille d'honneur au Salon des Artistes français (collection privée)
1947 : participe au cinquantenaire du Salon d'hiver
5 février 1948 : Décès à son domicile. La Ville lui organise des funérailles grandioses.
Son
atelier et les oeuvres qu'il renferme restent en l'état jusqu'en mai
1995, date à laquelle ces dernières sont mises en dépôt au musée de
Châteauroux, dans un souci de sauvegarde et de conservation.
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