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La pratique des moulages pour reproduire des monnaies, médailles ou
sceaux existe depuis le XVIe siècle ; elle s'est développée au XIXe
siècle avec les « sciences auxiliaires de l'histoire », donnant naissance à une discipline : la sigillographie.
Louis-Claude Douët d'Arcq (1808-1883) en fut l'un des pionniers. Pour le Berry, René Gandilhon (1907-1990),
publia en 1933 un Inventaire des sceaux du Berry antérieurs à 1515. Les
répertoires de sceaux reproduisent des sceaux parfois disparus ou
abîmés depuis.
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On utilisait le plus souvent du plâtre, ce qui abîmait le sceau original.
Le moule ainsi constitué était durci à l'huile de lin.
De nos jours, les moulages sont réalisés à partir d'une empreinte en
élastomère (très fidèle et sans danger pour l'original). L'épreuve en
soufre, plâtre ou résine est coulée et revêtue d'une patine qui la rend
souvent plus lisible que l'original.
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Les matrices de sceaux du musée de Châteauroux
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Si les matrices des sceaux royaux étaient détruites à la mort du
souverain, il reste beaucoup de matrices d'institutions et de
particuliers, et il devint à la mode de les collectionner au XIXe
siècle, si bien que des faussaires, par des surmoulages, en mirent sur
le marché
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Les matrices du musée de Châteauroux, entrées dans les collections à diverses époques, n'avaient jamais été étudiées.
La photographie numérique a facilité leur identification en permettant l'inversion et le grossissement de l'image.
Découvrez ici l'itinéraire virtuel de l'exposition
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